En juillet, Lausanne vivra aux rythmes de l’Afrique

By on juillet 5, 2018 Culture

Du 19 au 22 juillet, la ville de Lausanne vivra aux rythmes de la musique africaine. Le LAFF, Lausanne Afro Fusions Festival, fêtera sa troisième édition avec un programme encore plus riche et éclectique. Concerts, danses, conférences et défilé de mode se succèderont avec comme pour fil conducteur un message fédérateur et la transmission d’une image positive du continent africain. Entretien avec son directeur Tidiane Diouwara.

Le seul Festival africain gratuit en Suisse romande

Lancé à l’origine par l’association Cipina, une structure très active dans la promotion d’une nouvelle image de l’Afrique, reconnue internationalement par le statut ECOSOC et soutenue par la Francophonie, c’est en 2016 que le LAFF a vu le jour. « L’idée est partie du constat d’un vide. Les Festivals africains sont inexistants en Suisse en général et en Suisse romande en particulier. » C’est pour cette raison que l’association a souhaité créer un évènement africain fédérateur à Lausanne qui puisse rassembler toutes les populations. Ce d’autant plus que la majorité des personnes d’origine africaine du pays vivent en Suisse romande.

Mais alors comment expliquer qu’aucun évènement africain n’ait encore pu prendre place de façon durable en Suisse romande ? « C’est compliqué de trouver les financements et les sponsors. De plus, les différentes initiatives qui ont vu le jour manquaient de professionnalisme. Or, c’est un métier de gérer un Festival. Il faut des bénévoles, mais aussi des personnes qui connaissent le milieu. » Ainsi, l’équipe du Cipina « tente d’être à la hauteur ». C’est d’ailleurs un des rares festivals à offrir autant d’activités et de concerts gratuitement.

Transmettre une image fédératrice et positive de l’Afrique

Le LAFF n’est pas qu’un évènement festif, mais il a l’ambition de transmettre un message porteur. « Notre but est de lutter contre les préjugés, car les gens connaissent mal l’Afrique. » Il s’agit donc de faire découvrir l’Afrique différemment en la présentant sous une image positive. « Dans la plupart des soirées et initiatives africains mises en place, il y avait de la musique, mais pas de message fort transmis. » Et c’est là que se distingue également le Festival. « Il faut aussi pouvoir discuter et aborder des sujets qui concernent le vivre ensemble. »

Un programme toujours plus riche

Chaque année, le comité du Festival ajoute une nouvelle touche afin d’offrir des activités dans lesquels le public puisse se retrouver. La première édition reposait uniquement sur la musique avec une quarantaine de concerts et près de 10’000 personnes présentes. Lors de la 2ème édition, un défilé de mode a été ajouté à la programmation, ainsi qu’une garderie afin d’élargir la population susceptible de trouver son bonheur.

Pour cette troisième édition, une autre nouveauté voit le jour : un cycle de conférences qui se déroulera le dimanche. « On va introduire des thèmes qui sont chers à tous, liés à l’intégration, à la lutte contre les inégalités et en lien avec la promotion de l’image du continent africain. » De même, en plus des concerts, des ateliers de danse et de la gastronomie, le festival a créé un nouveau partenariat avec le White Club. C’est donc dans ce lieu que se dérouleront les afters où DJs et Groupes Lives se succèderont.

Une troisième édition éclectique avec des soirées par thème

Chaque soirée du Festival est organisée par thème avec un programme éclectique dans lequel tous les publics pourront se retrouver.

Le jeudi 19 juillet, jour de l’ouverture, sera consacré à la personnalité de Nelson Mandela. « Le 18 juillet correspond à la journée de Nelson Mandela. Nous la célébrerons le 19 en invitant un groupe d’Afrique du Sud, Unbuntu Letters qui fera découvrir l’art et la culture de son pays. C’est un des points importants du Festival cette année ». Seront d’ailleurs également présentes les autorités d’Afrique du Sud et de la Suisse.

Le vendredi 20 juillet sera consacré à l’Afro urbain avec de nombreux talents suisses d’origine africaine.  » On peut notamment mentionner Tayron Kwidan très connu dans la région, Ouang Ely originaire de Côte d’Ivoire et qui monte en Afrique Indigo Concept, un groupe suisse et tunisien ou Kalubi & Ndulémen, groupe afro pop, qui revient pour la 3ème année consécutive ».

Le samedi 21 sera un « clin d’oeil aux amis des îles » avec à l’honneur l’Afro Salsa, un mélange de musique africaine et sud américaine. Parmi les différents artistes, seront notamment présents les martiniquais et haïtiens de Sa Kail ou Banakao.

Enfin, le dimanche 22 juillet sera rythmé au son de la musique brésilienne et du reggae. « La clôture de la soirée, et donc du Festival, sera assurée par un groupe qui nous vient du Maroc, Africa United. Composé d’artistes qui viennent tant d’Afrique Subsaharienne que d’Afrique du Nord, il permettra de clore cet évènement sous l’angle de l’Afrique unie ».

Quelles attentes des organisateurs ?

Les organisateurs de cette troisième édition souhaitent qu’elle se passe dans la bonne humeur et qu’elle rassemble des publics très divers. Mais ils aimeraient également qu’il y ait de futurs potentiels partenaires qui découvrent le Festival et les messages transmis afin qu’ils puissent aider à réaliser ce désir de partage avec tout ce qui valorise l’Afrique. « On a déjà de l’intérêt de la part des médias et s’il y en a d’autres c’est encore mieux. C’est une valeur ajoutée car sans communication le projet ne peut pas atteindre toutes ses cibles. »

Pour découvrir la programmation, rendez-vous sur le site du Festival : www.lausaff.org

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