En RD Congo, la danse pour redonner vie et espoir aux réfugiés

By on mai 11, 2018 Actu

Pour Fabrice Don de Dieu Bwabulamutima, « la danse est le réveil de l’âme ». Convaincu des vertus thérapeutiques de cet art, il fait danser les réfugiés dans le camp d’Inke, qui accueille dans le nord de la République démocratique du Congo près de 16 000 Centrafricains déplacés. Une démarche qui porte ses fruits.

 

 

Pour le chorégraphe congolais Fabrice Don de Dieu Bwabulamutima, « la danse est le réveil de l’âme ». Convaincu du pouvoir thérapeutique de la danse, il se rend dans les camps de réfugiés en République démocratique du Congo, où il apprend à celles et ceux qui ont connu la guerre ou la violence à surmonter leurs traumatismes à travers la danse, à reprendre confiance en eux et à revivre avec les autres.

 

 

« La danse embarque tout le monde, peu importe votre position de pouvoir, votre âge ou votre origine », explique le formateur. Sa compagnie, Kongo Drama, a démarré un programme de quatre mois intitulé « Refugees on the move », qui allie danse, théâtre et musique dans le camp d’Inke. Situé dans la province de Nord-Ubangi, ce site accueille plus de 16 000 réfugiés de République centrafricaine. Le programme est financé par l’ONG française « African Artists for Development » en collaboration avec le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Plus de 600 personnes de tous les âges – des réfugiés et des résidents congolais – ont déjà pu participer à différents cours de danse, notamment pour les enfants, de danse contemporaine africaine, de hip hop ou de danses traditionnelles.

Fabrice a démarré ce projet en 2015 au camp de Mole, dans la province de Sud-Ubangi, lorsque l’apparition de tensions et de suspicions entre les différents groupes de réfugiés avait été constatée. Lorsqu’ils se sont mis à danser ensemble, les tensions ont commencé à se dissiper et les sourires sont revenus sur les visages. « Lorsque je vois l’effet sur les gens, la manière dont nous pouvons à nouveau inspirer l’envie de vivre et donner de l’espoir à des milliers de personnes, je me dis que c’est sensationnel. » Convaincu de son apport positif, il a d’ailleurs mis de côté sa propre carrière artistique.

 

Sources : France 24 et UNHCR

 

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