RDC – Quand porter une coiffure afro devient un délit

By on mai 17, 2018 Actu

Il y a quelques jours, une étudiante congolaise s’est vue refuser l’entrée de son université parce qu’elle portait une coiffure « Afro ». Un fait qui crée la polémique à l’heure où les cheveux naturels sont devenus à la fois une tendance et un combat.

Le 8 mai dernier, Charlotte, une étudiante congolaise de 26 ans, postait un portrait d’elle-même, montrant fièrement sa coiffure afro avec comme message : . « Notre chère université a encore frappé fort (…) on n’a plus le droit d’entrer à la fac avec cette coiffure parce que nos cheveux ne sont pas « peignés. »

Relayée par plusieurs médias africains et internationaux, cette affaire a fait écho bien au-delà des frontières. Pour l’université catholique du Congo de Kinshasa, lieu où se sont déroulés les faits, il s’agit d’ « une exigence de propreté et de décence publique. ». Inspirée par le mouvement nappy né aux Etats-Unis dans les années 2000, mais aussi de Youtubeuses et d’influenceuses américaines, la jeune femme, quant à elle, n’imaginait pas alors qu’une simple coiffure puisse constituer un frein à ses études.

Bien que désormais accepté en Occident, le mouvement Nappy ne trouve pas encore entièrement sa place en Afrique. Face à cette polémique, plusieurs congolaises ont alors mis en place une résistance, via notamment la page facebook Nappy du Congo, initiée par Larissa Diakanua. Ce groupe rappelle les désagréments liés au défrisage, et incite les femmes noires à aimer leurs cheveux crépus naturels, loin des diktats liés à la colonisation.

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