Une équipe de réfugiés en lice aux J. O. !

By on août 4, 2016 JO de Rio

#TeamRefugees Jeux Olympiques JO Rio 2016

C’est une première dans l’histoire des Jeux Olympiques.

Pour être en phase avec l’actualité du monde, les J. O. de Rio verront concourir une équipe composée de réfugiés, majoritairement issus de pays africains.

Un symbole

Cette équipe tout à fait spéciale est un symbole fort, celui que les J. O. ne sont pas un microcosme, mais bien un événement en phase avec le monde et reflétant son actualité géopolitique. Elle défilera juste après le Brésil, le pays hôte de cette édition, derrière le drapeau olympique. L’équipe de réfugiés permet à des sportifs de haut niveau contraints de fuir leur pays de participer tout de même à cet événement d’envergure internationale, à une période où eux­-mêmes ont dû quitter leur pays.

Une équipe multinationale

L’équipe, qui compte 10 membres et 12 officiels, concourra dans trois disciplines : natation, judo et athlétisme. Composée de 5 sportifs issus du Sud Soudan, 2 de Syrie, 2 de la République démocratique du Congo et 1 d’Éthiopie. Le Comité international olympique a constitué cette équipe et retenu 10 sur 43 candidats en s’appuyant sur les Comités nationaux olympiques des pays accueillant ces réfugiés, ainsi que sur les fédérations internationales et le Haut ­Commissariat des Nations Unies aux réfugiés.

Le staff administratif et technique qui encadrera l’équipe est multinational, composé d’Africains tels que l’ancienne championne olympienne du marathon Tegla Loroupe, nommée chef de mission. On y trouve également le Zimbabwéen Robert Mutsauki, les Kenyans Eunice Hasango Kaumbi et Joseph Domongole comme coachs, ainsi que du personnel administratif et des techniciens issus d’autres continents.

« Les réfugiés sont un enrichissement pour la société »

La mise en place d’une telle équipe est une première dans l’histoire des J. O. et les organisateurs espèrent qu’elle enverra un message d’espoir à tous les réfugiés de la planète et permettra au monde de mieux se rendre compte de l’ampleur de cette crise. L’Allemand Thomas Bach, président du Comité international olympique, conclut : « C’est aussi un signal envoyé à la communauté internationale, à savoir que les réfugiés sont des êtres humains et sont un enrichissement pour la société. Ces athlètes réfugiés montreront au monde qu’en dépit des tragédies inimaginables qu’ils ont vécues, ils peuvent eux aussi, à l’instar de tout un chacun, mettre leur talent, leurs compétences et leur force d’esprit au service de la société. »

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